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  gorges du trient   i-docens   cascade de la pissevache
 
les pages
1.  Un passé touristique
2. L'industrie hôtelière
3. L'Ottanelle des Glaciers
4. Miéville et Gueuroz
5. Le passé industriel
6. Force hydroélectrique
7. Le chemin de fer
 
6. La force hydroélectrique
 
La première demande de concession des eaux de la Salanfe est datée du 12 mai 1894. Elle portait sur l'utilisation de cette rivière, du pied de la cascade du Dailley à cinquante mètres en amont de la Pissevache. On ne voulait alors pas toucher aux deux joyaux naturels qu'étaient ces deux cascades, à une époque où la totalité des eaux de Salanfe dégringolait de la montagne en rugissant et dans une projection de gouttelettes d'eau allant jusqu'à mouiller la route cantonale. Vers 1920, l'usine de la Pissevache, implantée au sommet de la cascade, fut cédée à Lonza SA à Bâle . En 1945, Lonza et EOS étudièrent la possibilité de créer un lac artificiel à Salanfe. Cette réalisation suscita une importante polémique entre ses promoteurs et la ligue suisse de sauvegarde du patrimoine (Heimatschutz) et la Ligue suisse pour la protection de la nature (Naturschutz). Il était alors reproché de sacrifier la cascade - un tel joyau naturel - aux besoins croissants en électricité de la nouvelle société de consommation. La société Salanfe SA - réunissant Lonza et EOS - construisit l'aménagement et l'usine de Miéville de 1947 à 1952.
Après la construction de 1919 à 1924 du barrage de Barberine et de l'usine électrique de Châtelard, les CFF érigèrent de 1924 à 1927 un complexe hydroélectrique transportant les eaux turbinées à Châtelard jusqu'en plaine afin que l'usine érigée à Vernayaz turbine, en hiver, une seconde fois les eaux de Barberine et, en été, celles du Trient et de l'Eau Noire.

Afin de mieux valoriser ces installations, l'on construit de 1952 à 1955 un second barrage au Vieil Emosson puis l'actuel barrage d'Emosson de 1967 à 1973.
 
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